Après les poignées de portes et les centres de roues, voici que j’attaque l’intérieur de la Trans Am. J’ai reçu, depuis quelques mois déjà, la moquette et les housses en repro commandées chez www.78ta.com. Je recommande particulièrement ce site vu le sérieux de Brett Campbell « Hitman » et la qualité du matériel qu’il vend.
La première étape consiste à tout sortir.
Lors du dégagement du dossier de la banquette arrière, je découvre un vieux papier collé à l’armature. Il s’agit du Build Sheet, le bon de fabrication qui recense toutes les options de la voiture.

Les assises arrières, les sièges avant, puis les ceintures de sécurité et enfin la console centrale ne présentent pas de difficultés majeures pour le démontage. La moquette est vite dégagée mais il faut bien avouer que la présence des T-Top aident sérieusement la sortie de l’ensemble.

L'intérieur de la Trans Am une fois la moquette supprimée.
On découvre pas mal de choses sur la vie des anciens propriétaires. Papiers de bonbon « Made In USA », paille de fast-food d’époque et petite monnaie pour un total de 8 cents (1973, 1976 et 1983) qui ne font pas de moi un homme riche pour autant mais qui fait au moins la joie des enfants.

L'arrière de la Trans Am.
L’intérieur est doublé avec une thibaude de 2cm d’épaisseur, recouverte de plaques de goudron. Le coté passager est doublé en coton au lieu de la thibaude. Après une recherche, il s’avère que c’est l’emplacement du catalyseur. Notez également l’isolation du coffre qui était en option. Le modèle 10th Anniversary est justement doté de toutes les options.
Je décide de mettre une couche de thibaude avant de remettre la moquette préformée de chez Auto Custom Carpets Inc. via www.78ta.com. Je découpe largement les emplacements pour les boulons (sièges et ceintures), ainsi que le système de changement de vitesse et les entretoises de fixation de la console.

La moquette conforme à l'originale.
A l’arrière, la thibaude remonte jusqu’à la plage arrière, pour une meilleure isolation.

Les places arrières, moquette et thibaude.
Avant de démarrer les housses de sièges, je prépare mon environnement de travail. Une table large et profonde, bien dégagée avec de préférence une étagère pour les outils (pinces coupantes, pince nez-de-porc, pince coudée pour retirer les vieilles agraphes). En effet, laisser traîner une pince ou un tournevis sur le plan de travail peut endommager les nouvelles housses. Le plan de travail doit être recouvert d’un drap propre, cela évitera d’abimer les housses. Une bonne musique peut aider à la réalisation ; pour moi c’est Lynyrd Skynyrd et Gun’s and Roses qui m’ont aidé.
Je commence par les deux assises de l’arrière puis c’est le tour du dossier. Le cuir (oui c’est du cuir malgré l’avis de « spécialistes » de la 2ème Gen qui affirment qu’aucune n’en a été équipée dans cette génération) du haut du dossier est bouffé par le soleil tandis que l’armature est superficiellement rouillée. Après un bon décapage à l’aide d’une brosse métallique montée sur une perceuse, je retrouve le métal d’origine. Dégraissage à l’acétone et coup de bombe noire achèvent le travail.

L'arrière terminé.
La remise en place des housses repro en provenance de www.78ta.com (fabriquées chez PUI) n’est pas très complexe. Il faut avoir une bonne pince coupante (type coupe-boulon) pour supprimer les anciennes agraphes nez-de-porc et la pince spéciale pour en remettre des neuves (merci Gaël pour ce prêt !). Il faut veiller à être bien symétrique pour éviter les plis disgracieux.
Le gros morceau reste les sièges avants. Le démontage n’est pas complexe mais la manutention peut entrainer quelques maux de dos. Ciboire ! Pourquoi ces sièges pèsent-ils autant ? La photo ci-dessous vous en donne la raison.

L'armature du dossier pendant le décapage.
Après une bombe de 400ml vidée, le résultat est là.

L'armature une fois peinte.
Pour l’habillage du dossier, c’est un peu plus compliqué car c’est une mousse à armature. Il faut donc agrapher trois passes-poil à la mousse. Le résultat est quand même sympatique pour une première fois. Je suis moins content de moi pour l’arrière.

Le dossier du siège avant pas encore monté sur l'armature du siège.
L’assise a nécessité que je m’y reprenne à deux fois. En effet, la première fois la housse n’était pas centrée et du coup pas symétrique. Cela faisait apparaître un vilain pli côté portière.

L'assise pas encore montée sur l'armature métallique.
Sur ce type de siège, il n’y a pas de ressorts No-sags ; il s’agit de cordes à piano tendues par 3 ressorts. Je mets une couche de thibaude entre la mousse et la corde pour limiter l’effet coupant de ces fines tiges de métal. Ensuite, vient le moment de lier l’ensemble.

Le dessous de l'assise avec son système de cordes à piano.
Une plaque de plastique cousue au bord de la housse doit être rentrée dans le repli du métal. Je m’y reprends à 3 fois. Compression de la mousse et mise en place de ce plastique ne sont pas faciles avec 2 mains. Heureusement, les doigts de fée de « My Wife » sont là pour m’aider.

L'assise une fois assemblée.
La découpe de la housse pour permettre le passage des axes du dossier et des butées doit toujours se faire en rond. Faire une croix contribuerait à fragiliser la housse et faire une amorce de déchirure. Pour les goupilles d’axes, je prends une clef à pipe de 14 ou 15, je place la goupille à l’extrémité, je la plaque contre l’axe et y mets un bon coup de marteau.

Les sièges remontés avec le vide poche central personnalisé.
Voilà les 2 sièges remontés. La trans am 10th anniversary a retrouvé son intérieur d’origine. Elle est enfin prête à rouler !!! Les vieilles housses m’ont permis d’imaginer un nouvel habillage du vide poche central.

Le bird de l'ancienne banquette arrière se retrouve là.
Heureusement, les doigts de fées de My Wife ont eu raison de ce vieux cuir rigide. Ce ne fut pas une mince affaire.

Les sièges avant montés.
Voilà que s’achève ce reportage photos.